LES TRIPETTES, UN HERITAGE DE LA CUISINE RURALE CORSE
Pour comprendre la place de ce plat en Corse, il faut regarder du côté de l’élevage et des cuisines domestiques d’autrefois. La gastronomie corse s’est largement construite à partir des ressources de ses campagnes : potagers, cultures, vergers et troupeaux. Les repas dépendaient de ce que l’on produisait, de ce que l’on pouvait conserver, mais aussi des besoins d’une population dont le quotidien exigeait un travail physique important. Les préparations nourrissantes répondaient d’abord à cette réalité.
Les abats appartiennent pleinement à ce répertoire. La rivrera, préparée avec des abats de cabri ou d’agneau cuits à la broche, en offre un autre exemple. Là où cette spécialité se cuisine au feu de bois, les tripettes font appel au mijotage.
À l’auberge, leur présence à la carte est une volonté de perpétuer les traditions insulaires. C’est aussi ce que l’on vient chercher dans une auberge de village : des plats que l’on connaît parfois depuis l’enfance et que l’on est heureux de faire goûter à ses enfants. Dans les recettes de nos anciens, il reste un peu de leur présence. Une odeur qui s’échappe d’une marmite, une sauce goûtée avec un morceau de pain, et voilà que l’on se souvient d’une cuisine, d’un visage, d’une voix qui nous appelait à table.
Cet automne, venez donc découvrir San Gavinu avec autant de curiosité pour sa table que pour ses paysages. Une promenade dans les environs, un passage au village, puis un repas dans notre auberge familiale.
Et pour découvrir une autre spécialité de la maison, nous vous avons également confié la recette de notre sauté de veau aux olives. De quoi hésiter un peu devant la carte lors de votre prochaine visite à l’auberge U N’Antru Versu !